ADC

Workshops avec Mark Lorimer


Invité par l’ADC à une résidence de création à Genève, Mark Lorimer cherche à
réaliser une création pour 8 danseurs genevois. Les deux workhops mis en place permettent de se rencontrer et de travailler ensemble, dans l’objectif d’arriver à constituer et engager les interprètes.

Déroulé en 3 temps :

1. Workshop – ouvert aux professionnels du 30 septembre au 4 octobre 2019

Public : 20 participant.e.s maximum – une sélection des participant.e.s sera faite sur dossier
Prix : 200 francs la semaine
Lieu : L’Impasse/ Cie Greffe, rue de Carouge 57bis, 1205 Genève, Suisse
Horaires: 11h30 – 13h / 14h – 18h

Inscription : par mail avec un CV à [email protected]
Délai d’inscription : 10 septembre 2019

Ce workshop 1 se met en place en vue d’une création qui aura lieu à l’ADC en mars-avril 2020 et pour laquelle Mark Lorimer va sélectionner et travailler avec 8 danseurs.euses de la région. Merci d’indiquer dans votre envoi mail dès l’inscription de ce premier workshop si vous êtes intéressé.e.s et disponibles pour le workshop 2 (sur invitation) et pour la création.

2. Workshop – sur invitation du 16 au 21 décembre 2019

A l’issue de cette deuxième semaine de workhop avec Mark Lorimer, 8 interprètes seront invités à participer à la création.
Lieu: Studio de l’adc au Grütli
16, Général-Dufour – 1204 Genève
Horaires: 11h30 – 13h / 14h – 18h
Sur invitation – gratuit

3. Création de Mark Lorimer – pièce pour 8 interprètes

Engagement professionnel pour la création de Mark Lorimer, CANON AND ON AND ON, produite par l’association A portée de main et coproduite par l’ADC.

Périodes de répétition :
– du 2 au 21 mars 2020
– du 6 au 21 avril 2020

Représentations :
– du 22 au 26 avril 2020

     

Les workhops et le projet de création

Mark Lorimer a exploré, dans différents contextes (cours, stages, recherche personnelle), ce qu’un canon pouvait être, en dehors de sa forme la plus évidente. Dans ce stage, il aimerait développer quelques-unes de ces idées, en essayer de nouvelles et collaborer à trouver de nouvelles possibilités. Ce travail pourrait se suffire à lui-même en tant que recherche et échange, mais il servira de base à une création qui sera produite en résidence à l’ADC au printemps prochain.

« Le canon est une forme chorégraphie tyrannique qui demande au danseur, au fond, de servir de point mobile dans l’espace et le temps en relation avec d’autres danseurs. Tout d’abord, j’aimerais questionner le besoin de tous les éléments à être identiques (timing, espace, orientation, rythme, gestuelle, échelle, etc.). Conformité et autonomie peuvent-elles co-exister ? Que se passe-t-il si meneurs et suiveurs changent constamment d’ordre, ou si, à partir d’un mouvement commun, l’échelle et l’espacement étaient individuels ?

J’ai quelques idées simples et de nombreuses idées folles sur la manière de transformer l’idée du canon, tout en maintenant l’émerveillement produit par un groupe travaillant en tant qu’ensemble pour créer l’effet d’étirer l’éphémère de la danse quelques instants de plus.

J’aime aussi l’idée du canon délibérément imparfait, dans lequel les erreurs, accrocs, ornements et même les détournements sortent le spectateur du confort d’un simple effet chorégraphique pour le mettre dans un état de vigilance à propos des individus qui constituent le groupe. L’idée n’est pas de se détourner de la proposition de base, mais d’explorer deux idées : la manière dont l’individu peut se soumettre au groupe sans pour autant disparaître, et la manière dont la mémoire est un phénomène fragile auquel on ne peut jamais complètement se fier. »

Mark Lorimer

Depuis l’obtention d’un diplôme à la London contemporary Dance School en 1991, Mark Lorimer a travaillé comme danseur, chorégraphe, professeur et répétiteur. Il danse principalement avec Rosas/Anne-Teresa De Keersmaeker (1994 – à ce jour) et avec ZOO/Thomas Hauert (1997 – 2005). Parallèlement, il a travaillé sur plusieurs projets avec notamment Deborah Hay, Alix Eynaudi, UPSBD – Saldana & Drillet, Boris Charmatz, Kris Verdonck, Marten Spangberg, Alain Buffard, Jonathan Burrows, Mia Lawrence, The Featherstonehaughs/Lea Anderson et Bock & Vincenzi.


En tant que chorégraphe, il crée deux pièces avec Cynthia Loemij : To Intimate avec le violoncelliste Thomas Luks et Dancesmith – Camel, Weasel, Whale avec le graphiste et danseur Clinton Stringer.
En 2016, il crée une pièce pour Bodhi Project SEAD, Salzburg, Darwin’s Gypsy Dance. Il crée aussi une pièce avec les étudiants du Laban Centre de Londres, ainsi qu’un duo avec Chrysa Parkinson, Nylon Solution.
En tant que répétiteur, il a travaillé sur plusieurs créations avec Rosas, notamment Rain et Vortex Temporum et sur un projet de retranscription des éléments de la pièce Zeitung (2007) dans une nouvelle œuvre, Zeitigung.

Il enseigne régulièrement à PARTS (répertoire et composition), à la Manufacture de Lausanne, au CDCN – Toulouse, et dans d’autres institutions et organismes de danse indépendants. En 2015, Mark fut membre du collectif de 10 artistes à la direction du DanceWeb à ImpulsTanz, Vienne, tout en enseignant et jouant dans le festival.